The Wire – Saison 1

février 23, 2009 at 9:21 (Télévision) (, , , , , )

The Wire - Saison 1 - David Simon - HBO - 2002

The Wire - Saison 1

The Wire - Saison 1

Je suis tombé sur cette série un peu parobligation et non par plaisir. Étant fan de la série The Shield je n’étais pas insensible aux commentaires répétitifs des gens qui disaient “Bof, The Shield c’est de la petite télé comparativement à The Wire”. J’ai resté orgueilleux jusqu’à récemment, mais The Shield étant terminé je pouvais bien me permettre d’aller jeter un coup d’oeil du côté de son concurrent : The Wire. C’était d’autant moins gênant pour mon statut de fan fini quand j’ai vu que des journaux sérieux comme Time Magazine, The Chicago Tribune, Variety, The New-York Post et Entertainment Week considéraient cette série comme la meilleure de l’histoire américaine. Les attentes étaient hautes.

Sur écoute

Pour résumer l’histoire au plus strict minimum je vous dirais ceci : un procès pour meurtre tourne beaucoup trop bien pour un suspect, il est acquitté suite à des témoignages contradictoires, forcés par un des piliers de la drogue du West Side de Baltimore. L’enquêteur McNulty ne compte pas laisser ça mort, il décide de contacter son ami le juge pour pousser le dossier. Ainsi commence les troubles, McNulty se fait détester par ses supérieurs qui se voient obligés d’enquêter plus fermement sur l’affaire. Une équipe spéciale est créée et son but sera d’en apprendre davantage sur le baron du crime organisé dans le West Side : Avon Barskdale.

S’en suit un jeu de chat et de souris, les policiers cherchant à monter un dossier contre Barksdale et les malfrats eux tentent d’être le plus subtile possible pour échapper aux enquêteurs mais aussi aux autres bandes rivales. Comme le titre l’indique, l’écoute électronique fait partie présente de l’intrigue et viendra jouer un rôle majeur tout au long des 13 épisodes de la saison.

Deux clans, deux visions

La principale force de la série réside dans la façon dont elle nous montre les deux côtés de la médaille. Si McNulty semble le personnage principal au départ, on découvre rapidement qu’il est aussi souvent à l’écran que son opposé : D’Angelo Barksdale. Puis au fil de la saison, on est surpris à suivre l’évolution de personnages que l’on croyait secondaires. Au final, on se retrouve avec un groupe important de protagonistes dont le destin importe à l’intrigue principale.

Lorsqu’un meurtre est commis, on voit la réaction des policiers mais aussi celle des criminelles. Dans un plaisir presque coupable, on se satisfait d’être ainsi omniscient dans cet univers dur d’un Baltimore assez réaliste. Si l’écoute électronique est un méfait à la vie privée et considéré comme du voyeurisme, on pourrait dire que la série The Wire mérite les mêmes qualificatifs.

Pour les comparaisons avec The Shield, je dirais qu’elles se tiennent surtout au niveau du ton de la série. On se veut dur, violent et sans censure. De plus, on s’aperçoit que tout n’est pas tout blanc ni tout noir, les policiers sont parfois plus criminels que les suspects qu’ils arrêtent et vice-versa. C’est malheureusement (ou heureusement) les seules comparaisons à faire avec The Shield, si on exclut le fait que ce sont deux séries policières. Elles ont chacun leur âme distincte et se complètent très bien.

Le seul problème que l’on pourrait reprocher à The Wire c’est d’avoir une accroche lente. J’ai dû regarder six ou sept épisodes avant de vraiment embarquer dans l’histoire. Cependant, une fois accroché, je n’ai pas pu m’empêcher de rapidement finir tous les épisodes.

En résumé

4,5 sofas sur 5

4,5 sofas sur 5

Si vous aimez les intrigues Polices VS Malfrats drogués, les séries aux personnages développés et attachants et de la télévision qui n’a pas peur d’oser, vous allez dévorer The Wire. Elle sort un peu des sentirs battus tout en offrant assez de repères pour ne pas se perdre dans une expérience marginale. Le pari de permettre aux téléspectateurs de voir les deux côtés d’une situation a été gagnant pour les créateurs puisqu’on ne sait plus de quel côté se mettre tellement les deux clans sont semblables dans leurs différences. J’ai déjà hâte de regarder la deuxième saison, ce que je ferai très bientôt. Si vous voyez le coffret complet des cinq saisons  à un prix alléchant n’hésitez pas car, si le reste des saisons est du niveau de celle-ci,  vous aurez d’excellentes heures de plaisir ludique devant vous.

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The Shield – Saison 7

décembre 6, 2008 at 12:48 (Télévision) (, , , , , , , , )

2008 - FX - Shawn Ryan

The Shield Saison 7

The Shield Saison 7

The Shield est une série américaine imaginée par Shawn Ryan et qui a été diffusée pour la première fois en 2002 sur le réseau FX. La série met de l’avant Vic Mackey, chef de la brigade de choc (une unité expérimentale), ainsi que ses coéquipiers du poste de police de Farmington: quartier fictif de L.A. La série a conquis son public grâce à son scénario sortant des normes : en proposant des thèmes durs, des images chocs et des policiers pas toujours très légaux.

Boucler la boucle

Il y a maintenant deux ans que j’ai commencé à suivre la série The Shield, j’ai rapidement été accroché par son style assez différent des autres : caméra nerveuse, ambiance très peu politically correct et personnages très complets. Dès les premiers instants de la série on comprenait dans quoi on s’embarquait : nous allions suivre un policier très efficace et qui fait descendre le taux de criminalité mais pour y arriver ce même policier, et son équipe, n’hésite pas à enfreindre les lois et même à agir exactement comme les criminels (traffic de drogue – meurtre – menaces – nommez-les).

Il y a deux aspects qui vous gardent captivés durant cette série : la fameuse question à savoir si on est pour ou contre les agissements de Vic Mackey (est-ce moralement acceptable de faire le mal pour le plus grand bien de tous ?) et si justement il sera puni pour ses gestes (puisqu’il laisse planer des doutes et plusieurs policiers essaient de prouver sa culpabilité mais sans grande réussite).

Autre tour de force, les créateurs ont réussis à apporter assez de nouveauté au cours des saisons pour nous garder à l’écoute jusqu’à la septième et dernière saison qui s’est terminée mardi dernier sur les ondes de FX Network.

Pour éviter de vendre la mèche, je vais tenter de ne pas trop dire d’éléments susceptibles de vous gâcher l’intrigue mais ça risque d’être assez difficile.

Cette septième saison a débuté exactement là où la sixième nous laissait : c’est à dire à la recherche de l’individu ayant attenté à la vie de Lemsky. La tension n’étant pas de savoir qui l’a tué, puisque nous l’avons clairement vu lors de la saison précédente, mais plutôt de savoir si Vic allait le savoir, ce qui semblait évident, mais surtout quand allait-il le savoir ?

Comme s’il n’en avait pas assez dans les bras avec sa petite vengeance contre l’assassin de Lemsky, Mackey se voit forcé d’abandonner son travail de policier : on le met à la retrait forcée , sans pension. Les dirigeants en ont assez de toujours devoir le défendre et décide de le punir pour tous les troubles qui leurs a causé.

La saison se déroulait de façon excellente jusqu’à un fameux épisode, le 9 ème si je ne m’abuse, où un revirement de situation (ou plutôt un moment que l’on voyait venir mais que l’on ne croyait pas possible) vient donner un ton de perfection émotionnelle et scénaristique à la série en lui donnant un élan pour terminer sur un crescendo d’exaltation rivant coup sur coup le spectateur devant l’écran.

Les deux derniers épisodes sont venus par la suite terminer cette fabuleuse série en scellant le destin des principaux personnages tout en laissant la porte entre-ouverte pour l’imagination des téléspectateurs. Si la série a connu des saisons un peu plus fades (la troisième et quatrième par exemple) elle a su regagner ses lettres  de noblesse en terminant sur une note parfaite.

En résumé

5 sofas sur 5

5 sofas sur 5

Pour toutes ses qualités et pour l’ensemble de son oeuvre, cette série aurait méritée un meilleur sort “populaire”, diffusée sur un réseau peu regardé à l’époque, elle n’aura jamais connu un succès comme les Lost, Grey’s Anatomy ou Heroes. Cependant, c’est cette marginalité qui lui aura permis de garder sa saveur et de sortir des sentiers battus. En ce qui concerne la saison 7, il s’agit de la meilleure saison de la série et me voilà attristé de savoir que je ne pourrai plus suivre les aventures de Mackey, Dutch, Aceveda, Claudette, Shane et cie.

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