X-Men Origins: Wolverine
X-Men Origins : Wolverine - Activision - Xbox 360 - 2009

Voici le jeu promouvant la sortie du film du même nom qui raconte les origines du plus célèbre X-Men : Wolverine. Bien sur, comme à chaque fois qu’un jeu inspiré d’un film sort on s’attend au pire. La plupart du temps, il s’agit de navets n’ayant rien en commun avec ce que l’on appelle un jeu-vidéo de qualité. Est-ce que ce jeu de superhéros fait aussi partie de cette catégorie ?
Un peu de popcorn avec ça ?
Le jeu nous propulse dans la peau de Logan, Wolverine, l’Arme X, appelé le comme vous voulez et la trame scénaristique se distingue dès le départ du film en nous mettant en scène dans des endroits inédits et aucunement abordés dans le long métrage. Bien sûr, souvent on se retrouve à croiser des lieux du films mais disons que principalement chaque environnement est propre et unique au jeu. Les lieux sont assez variés passant de la jungle africaine à des laboratoires high-tech, un hotel désafecté à une forêt sibérienne, etc.
Le but du jeu est simple, vous contrôlez à la troisième personne Wolverine et vous devez atteindre l’objectif principal (souvent se rendre du point A au point B pour détruire C) en tuant tout ce qui s’attaque à vous sur votre passage. Pour se faire, vous avez accès à vos griffes à différents styles d’attaques : le saut, le coup simple, le coup puissant et le jet. Chaque bouton de couleur est lié à un style de combat et au fur et à mesure on fini par débloquer des coups spéciaux plus puissants et ainsi de suite. Rien de plus simple.
Heureusement, pour ajouter un peu de diversité au gameplay, les créateurs ont eu la bonne idée d’inclure un système de points d’expériences qui permet d’évoluer et d’améliorer certaines compétences du personnages, de plus des “mutagènes” peuvent être portées pour apporter de nouvelles améliorations à Wolverine. Un petit plus qui vient aider à rendre le jeu accrocheur.
Graphiquement parlant, le jeu est très beau. Il utilise le Unreal Engine III et en tire bien partie, les environnements sont grands, réalistes et tout bouge très bien. De plus, pour un jeu dédié à un film c’est surprenant de pouvoir le comparer à d’autres grosses pointures du moment. Rien à redire là-dessus.
Si le scénario du jeu emprunte des chemins parfois différent du film, la trame principale reste la même. Pour ceux qui ont vu le film, vous savez comme moi qu’il n’y a rien là pour remporter l’oscar du meilleur scénario, mais pour une histoire de jeu de combat cela fait amplement le travail.
En fait, tous les éléments sont là pour faire un bon jeu. Là où le bas blesse c’est au niveau de la répétition. Le jeu est extrêmement répétitif, on côtoie constamment les mêmes ennemis en quantité étonnante et cela pendant plusieurs dizaines de minutes sur d’immenses niveaux. Après 1h ou 2h de session de jeu on fini par se lasser et on n’a juste le goût de fermer la console. Néanmoins, malgré tout, on fini par ravoir le goût de “casser du méchant”. Et ça pour le faire, le jeu le rend très bien : poignardages, déchirures, empaillements avec les griffes du héros ou avec des objets du décor, etc. Le jeu est assez violent et explicite dans son contenu, alors coeurs sensibles s’abstenir.
En résumé
3,5 sofas sur 5
Un blockbuster vidéoludique : monté nerveusement, simple à prendre en main et divertissant pour sa durée (6-7heures environ), graphiquement joli et doté d’une jouabilité effficace. L’un des très bons jeux-vidéo inspiré d’un film. Ce n’est pas le jeu de l’année mais si vous aimez le personnage de Wolverine et si vous avez aimé le film, il s’agit d’un prolongement de l’expérience très honnête. Cependant, faites comme moi et louez-le plutôt que de l’acheter !
Saint’s Row 2
Saint's Row 2 - Volition - Xbox 360 - 2008

Saints row 2
Sortie en 2006 sur Xbox360, Saint’s Row avait surpris la communauté en offrant une excellente alternative à Grand Theft Auto. Reprenant les mêmes principes tout en allant plus loin dans certains aspects, voilà ce qui a rendu populaire le jeu. Devant les ventes honnêtes et l’arrivée du messie (GTA IV), les développeurs ont décidé d’offrir une suite. Le verdict ?
Kiss Kiss Bang Bang
Saint’s Row 2 reprend là où le premier nous laissait : vous êtes piégé dans un bateau muni d’une bombe qui explose juste au moment où vous alliez quitter. Résultat, vous êtes hospitalisé et souffrez d’un long coma. Tellement long que pendant que vous aviez le dos tourné, la multinationale Ultor prend le contrôle de la ville et la reconstruit de plus belle pour un avenir meilleur (on se doute bien qu’il doit y avoir des raisons cachées devant tant de bonne volonté). Les Saint’s se sont dissous ainsi que les anciens gangs que vous aviez presque totalement éliminés. Soudainement, sans raison, vous vous réveillez de votre coma, en plein cœur d’un genre d’Alcatraz : à vos côtés, un supporteur des Saint’s. Et c’est reparti pour un tour !
Aidé de votre nouvel ami, votre but sera simple : reformer les Saint’s. Vous devez donc retrouver des alliés, vous trouver un nouveau local, vous imposer comme LA référence des badass in town, etc. Le tout se fait très simplement à partir de missions et d’attaques de bastions. Les quêtes sont plus ou moins simples mais toujours bien scénarisées, par exemple : Vous voulez retrouver le chef d’un gang rival qui se promène en limo, vous allez donc : voler un camion de techniciens audiovidéo – infiltrer un poste de police en disant que vous êtes là pour réparer – trouver la salle de surveillance des routes – pirater les systèmes de surveillance – quitter le poste sous les attaques de policiers ayant détectés votre présence – vous enfuir en hélico et retourner à votre base pour visionner vos images de surveillance en direct sur votre téléviseur. En ce qui concerne les bastions, il s’agit souvent d’un immeuble à attaquer pour en prendre le contrôle et souvent des petits objectifs sont inclus, comme détruire tous les labos fabriquant de la came.
Si vous avez déjà joué à Grand Theft Auto vous ne serez pas dépaysés, c’est la même chose. Cela retient presque du plagiat tellement les systèmes sont semblables. Cependant, ce qui fait la grosse différence, surtout depuis la sortie de GTAIV, c’est que si son concurrent a choisi la voie du réalisme, Saint’s Row tend vers l’humour, le grossier, le fun et la fiction. Ce choix se fait sentir par l’histoire et les personnages tous plus burlesques et caricaturaux les uns que les autres mais aussi par les différentes « activités » proposées : combats à mort dans un arène de lutte, participer à une émission de télé qui suit des flics illégaux, se promener avec un camion rempli de merde pour asperger les bâtiments afin de faire le plus de dommages possible, faire des fraudes à l’assurance, créer le plus de dégâts possible avec des armes, etc. Cette variété et cette originalité font en sorte de démarquer un peu SR2 de la concurrence.
Autre point intéressant : la personnalisation. Ici, vous pouvez personnaliser de A à Z votre personnage. L’apparence physique, les cheveux, la barbe, la voix, la façon dont il marche, ses insultes, ses gestes d’encouragement, etc. Ce n’est pas tout, vous pouvez aussi modifier vos propriétés en leur donnant le style que vous voulez, modifier les voitures et les vêtements de votre gang ou encore tout simplement tuner une voiture dans un garage en choisissant les éléments et en les peinturant de la couleur que vous voulez.
Au niveau de la maniabilité, le jeu est très arcade. Les voitures sont peu soumises aux lois de la physique et, à part la vitesse et la dureté, tous les véhicules offrent le même genre de sensations. À pied, c’est classique avec une vue à la troisième personne et un bon petit système de visée.
En ce qui concerne les graphismes, on est loin de GTA IV mais c’est quand même bien compte tenu du nombre de détails à afficher et de l’étendue de la carte qui est assez subséquente. Quelques effets sont quand même très impressionnants comme l’eau, les explosions et les dégâts des voitures.
En résumé
3,5 sofas sur 5
Si Saint’s Row premier du nom avait réussi à se faire une belle place du côté des GTA-Like c’était en grande partie dû à l’absence de ce genre de jeu sur la Xbox360 à ce moment là. Maintenant, il est inévitable de le comparer à GTA IV même si les deux jeux visent un but différent. Saint’s Row 2 est une suite tout à fait honnête au premier : plus grand, plus beau, plus fun. Cependant, la parenté apparente avec celui-ci fera en sorte que ceux qui n’avaient pas aimé n’aimeront pas plus cette fois-ci. En cette période faste en bons jeux, il est triste de dire que SR2 ne sera probablement pas au sommet des liste de cadeaux de Noël.