Grand changement !
Bonjour à vous,
le blogue reprendra sous peu du service avec une nouvelle formule. À la base, ce blogue était une façon pour moi de rendre des comptes. Étant un très grand consommateur de produits culturels divers, j’avais décidé de faire d’une pierre deux coups en donnant mon opinion et une note sur ces produits comme j’en consultais beaucoup. Cependant, je me suis rapidement rendu compte que le temps que je prenais pour écrire une critique était beaucoup trop élevé et que c’était impensable pour moi d’écrire sur tout ce que je consommais.
Ainsi m’est venue une idée fort simple des critiques de 140 caractères. Rapide à lire, rapide à écrire. On rajoute une note au bout, et voilà !
Bien sûr, parfois je dépasserai peut-être le nombre de caractère pour faire un article plus complet, mais en général je me tiendrai à la nouvelle règle. Soyons donc à l’affût très bientôt !
X-Men Origins: Wolverine
X-Men Origins : Wolverine - Activision - Xbox 360 - 2009

Voici le jeu promouvant la sortie du film du même nom qui raconte les origines du plus célèbre X-Men : Wolverine. Bien sur, comme à chaque fois qu’un jeu inspiré d’un film sort on s’attend au pire. La plupart du temps, il s’agit de navets n’ayant rien en commun avec ce que l’on appelle un jeu-vidéo de qualité. Est-ce que ce jeu de superhéros fait aussi partie de cette catégorie ?
Un peu de popcorn avec ça ?
Le jeu nous propulse dans la peau de Logan, Wolverine, l’Arme X, appelé le comme vous voulez et la trame scénaristique se distingue dès le départ du film en nous mettant en scène dans des endroits inédits et aucunement abordés dans le long métrage. Bien sûr, souvent on se retrouve à croiser des lieux du films mais disons que principalement chaque environnement est propre et unique au jeu. Les lieux sont assez variés passant de la jungle africaine à des laboratoires high-tech, un hotel désafecté à une forêt sibérienne, etc.
Le but du jeu est simple, vous contrôlez à la troisième personne Wolverine et vous devez atteindre l’objectif principal (souvent se rendre du point A au point B pour détruire C) en tuant tout ce qui s’attaque à vous sur votre passage. Pour se faire, vous avez accès à vos griffes à différents styles d’attaques : le saut, le coup simple, le coup puissant et le jet. Chaque bouton de couleur est lié à un style de combat et au fur et à mesure on fini par débloquer des coups spéciaux plus puissants et ainsi de suite. Rien de plus simple.
Heureusement, pour ajouter un peu de diversité au gameplay, les créateurs ont eu la bonne idée d’inclure un système de points d’expériences qui permet d’évoluer et d’améliorer certaines compétences du personnages, de plus des “mutagènes” peuvent être portées pour apporter de nouvelles améliorations à Wolverine. Un petit plus qui vient aider à rendre le jeu accrocheur.
Graphiquement parlant, le jeu est très beau. Il utilise le Unreal Engine III et en tire bien partie, les environnements sont grands, réalistes et tout bouge très bien. De plus, pour un jeu dédié à un film c’est surprenant de pouvoir le comparer à d’autres grosses pointures du moment. Rien à redire là-dessus.
Si le scénario du jeu emprunte des chemins parfois différent du film, la trame principale reste la même. Pour ceux qui ont vu le film, vous savez comme moi qu’il n’y a rien là pour remporter l’oscar du meilleur scénario, mais pour une histoire de jeu de combat cela fait amplement le travail.
En fait, tous les éléments sont là pour faire un bon jeu. Là où le bas blesse c’est au niveau de la répétition. Le jeu est extrêmement répétitif, on côtoie constamment les mêmes ennemis en quantité étonnante et cela pendant plusieurs dizaines de minutes sur d’immenses niveaux. Après 1h ou 2h de session de jeu on fini par se lasser et on n’a juste le goût de fermer la console. Néanmoins, malgré tout, on fini par ravoir le goût de “casser du méchant”. Et ça pour le faire, le jeu le rend très bien : poignardages, déchirures, empaillements avec les griffes du héros ou avec des objets du décor, etc. Le jeu est assez violent et explicite dans son contenu, alors coeurs sensibles s’abstenir.
En résumé
3,5 sofas sur 5
Un blockbuster vidéoludique : monté nerveusement, simple à prendre en main et divertissant pour sa durée (6-7heures environ), graphiquement joli et doté d’une jouabilité effficace. L’un des très bons jeux-vidéo inspiré d’un film. Ce n’est pas le jeu de l’année mais si vous aimez le personnage de Wolverine et si vous avez aimé le film, il s’agit d’un prolongement de l’expérience très honnête. Cependant, faites comme moi et louez-le plutôt que de l’acheter !
Anges & Démons
Angels & Demons - Ron Howard - 2009

Le film Anges et Démons
Dan Brown et Ron Howard ont un élément commun : ils créent des blockbuster. L’un pour la littérature et l’autre pour le cinéma. Il semblait donc logique de voir l’un adapter l’oeuvre de l’autre. C’est ainsi que que 3 ans après le mitigé Da Vinci Code, Howard décide de mettre en image un roman de Brown. A-t-il réussi à perfectionner son art depuis les précédentes aventures de Robert Langdon (Tom Hanks) ?
Un peu d’histoire
Le livre Anges et Démons se veut la première aventure du professeur Robert Langdon, ce n’est que quelques temps plus tard que son expertise le mènera au Louvres pour vivre les aventures du Code Da Vinci. Cette première histoire du personnage est truffée de références architecturaux-religieuses et les mots latins reviennent régulièrement pour nous faire la leçon sur notre piètre connaissance de l’histoire de notre Église. Derrière cette encyclopédie ludique de Rome et du Vatican se cache une intrigue bien ficelée qui met en scène un probable retour des Illuminati (cette secte secrète si souvent citée à toutes les sauces) et son complot pour détruire le Vatican et par le fait même la religion judéo-chrétienne. Voilà en ce qui a trait au livre que j’ai lu avec beaucoup de plaisir il y a quelques mois.
Toujours plus loin
La question que tous se posent : Est-ce que Ron Howard a réussi là où il a échoué avec sa précédente adaption ? C’est à dire, est-il parvenu à bien rendre à l’écran ce qui plait tant dans les livres de Dan Brown ? La réponse est oui, mais avec un bémol. S’il a mieux réussi que sa précédente tentative, il n’en demeure pas moins que Howard s’est beaucoup appropriée l’histoire pour l’adapter au cinéma. Si cela est salutaire au divertissement que procure le film, il viendra peut-être choquer les aficianados du roman.
Le film est bâti en portions distinctes : la première partie met en place les personnages, les lieux et se veut un endormant cours d’histoire 101 sur le Vatican, Rome et l‘Église en générale. Langdon devient un verbomoteur inépuisable qui cite tous les mots latins existants, qui traduit chaque phrase par sa signification française et il fait une mini biographie de chaque individu nommé. Une vraie tête à claque. Cela devient tellement lourd qu’on se demande comment le cinéphile neophyte du bouquin pourrait s’y retrouver. Puis dans un retournement de situation inexpliquable, Langdon arrête de faire sa Lisa Simpson et le film prend un rythme d’enfer (oh!).
Il ne reste que quelques heures avant le cataclysme et l’écran est constamment bombardée d’horloge ou de chrono pour nous montrer comment le temps est sur le point de manquer. Les changements de lieux deviennent frénétiques et l’action prend un rythme soutenu jusqu’à la toute fin. Heureusement, cette deuxième partie nous fait passer un bon moment de cinéma et permet à la première heure de se faire oublier. On en ressort satisfait, comme on le devrait.
En résumé
3 sofas sur 5
Si Dan Brown continue à écrire des livres et que Howard continue à les adapter, Anges et Démons laissent penser que d’ici 3-4 films nous pourrions avoir droit à un chef d’oeuvre. D’ici là, cette nouvelle adaptation cinématographique devrait plaire au grand public même si son abondance de termes et de références peut faire décrocher la plupart des gens avant la fin. C’est l’été, la saison des films à grand déploiement est commencée et Anges et Démons suit bien la recette : un divertissement intéressant. À 8$ le prix d’entrée, c’est peu onéreux pour une visite guidée du Vatican et de Rome.
Saint’s Row 2
Saint's Row 2 - Volition - Xbox 360 - 2008

Saints row 2
Sortie en 2006 sur Xbox360, Saint’s Row avait surpris la communauté en offrant une excellente alternative à Grand Theft Auto. Reprenant les mêmes principes tout en allant plus loin dans certains aspects, voilà ce qui a rendu populaire le jeu. Devant les ventes honnêtes et l’arrivée du messie (GTA IV), les développeurs ont décidé d’offrir une suite. Le verdict ?
Kiss Kiss Bang Bang
Saint’s Row 2 reprend là où le premier nous laissait : vous êtes piégé dans un bateau muni d’une bombe qui explose juste au moment où vous alliez quitter. Résultat, vous êtes hospitalisé et souffrez d’un long coma. Tellement long que pendant que vous aviez le dos tourné, la multinationale Ultor prend le contrôle de la ville et la reconstruit de plus belle pour un avenir meilleur (on se doute bien qu’il doit y avoir des raisons cachées devant tant de bonne volonté). Les Saint’s se sont dissous ainsi que les anciens gangs que vous aviez presque totalement éliminés. Soudainement, sans raison, vous vous réveillez de votre coma, en plein cœur d’un genre d’Alcatraz : à vos côtés, un supporteur des Saint’s. Et c’est reparti pour un tour !
Aidé de votre nouvel ami, votre but sera simple : reformer les Saint’s. Vous devez donc retrouver des alliés, vous trouver un nouveau local, vous imposer comme LA référence des badass in town, etc. Le tout se fait très simplement à partir de missions et d’attaques de bastions. Les quêtes sont plus ou moins simples mais toujours bien scénarisées, par exemple : Vous voulez retrouver le chef d’un gang rival qui se promène en limo, vous allez donc : voler un camion de techniciens audiovidéo – infiltrer un poste de police en disant que vous êtes là pour réparer – trouver la salle de surveillance des routes – pirater les systèmes de surveillance – quitter le poste sous les attaques de policiers ayant détectés votre présence – vous enfuir en hélico et retourner à votre base pour visionner vos images de surveillance en direct sur votre téléviseur. En ce qui concerne les bastions, il s’agit souvent d’un immeuble à attaquer pour en prendre le contrôle et souvent des petits objectifs sont inclus, comme détruire tous les labos fabriquant de la came.
Si vous avez déjà joué à Grand Theft Auto vous ne serez pas dépaysés, c’est la même chose. Cela retient presque du plagiat tellement les systèmes sont semblables. Cependant, ce qui fait la grosse différence, surtout depuis la sortie de GTAIV, c’est que si son concurrent a choisi la voie du réalisme, Saint’s Row tend vers l’humour, le grossier, le fun et la fiction. Ce choix se fait sentir par l’histoire et les personnages tous plus burlesques et caricaturaux les uns que les autres mais aussi par les différentes « activités » proposées : combats à mort dans un arène de lutte, participer à une émission de télé qui suit des flics illégaux, se promener avec un camion rempli de merde pour asperger les bâtiments afin de faire le plus de dommages possible, faire des fraudes à l’assurance, créer le plus de dégâts possible avec des armes, etc. Cette variété et cette originalité font en sorte de démarquer un peu SR2 de la concurrence.
Autre point intéressant : la personnalisation. Ici, vous pouvez personnaliser de A à Z votre personnage. L’apparence physique, les cheveux, la barbe, la voix, la façon dont il marche, ses insultes, ses gestes d’encouragement, etc. Ce n’est pas tout, vous pouvez aussi modifier vos propriétés en leur donnant le style que vous voulez, modifier les voitures et les vêtements de votre gang ou encore tout simplement tuner une voiture dans un garage en choisissant les éléments et en les peinturant de la couleur que vous voulez.
Au niveau de la maniabilité, le jeu est très arcade. Les voitures sont peu soumises aux lois de la physique et, à part la vitesse et la dureté, tous les véhicules offrent le même genre de sensations. À pied, c’est classique avec une vue à la troisième personne et un bon petit système de visée.
En ce qui concerne les graphismes, on est loin de GTA IV mais c’est quand même bien compte tenu du nombre de détails à afficher et de l’étendue de la carte qui est assez subséquente. Quelques effets sont quand même très impressionnants comme l’eau, les explosions et les dégâts des voitures.
En résumé
3,5 sofas sur 5
Si Saint’s Row premier du nom avait réussi à se faire une belle place du côté des GTA-Like c’était en grande partie dû à l’absence de ce genre de jeu sur la Xbox360 à ce moment là. Maintenant, il est inévitable de le comparer à GTA IV même si les deux jeux visent un but différent. Saint’s Row 2 est une suite tout à fait honnête au premier : plus grand, plus beau, plus fun. Cependant, la parenté apparente avec celui-ci fera en sorte que ceux qui n’avaient pas aimé n’aimeront pas plus cette fois-ci. En cette période faste en bons jeux, il est triste de dire que SR2 ne sera probablement pas au sommet des liste de cadeaux de Noël.
Babine
2008 - Alliance Vivafilm - Luc Picard![]()
Depuis son fameux passage à Tout le Monde en Parle, il y a quelques saisons, la popularité de Fred Pellerin ne cesse d’augmenter. Ses histoires fascinent et font voyager ceux qui les écoutent. Même s’il est un habile créateur d’image “de dedans la tête de celui qui l’entend” , Pellerin s’est retrouvé à créer un film sur une de ses histoires : Babine.
Sorcellerie ou idiotie ?
L’histoire tourne autour de Babine, fils prématuré de la présumée sorcière du village. En raison de cette avance ou en raison de la sorcellerie de sa mère, ce pauvre jeune homme devient l’idiot du village de Saint-Élie-de-Caxton. Il faut dire que tout joue en sa défaveur, les villageois lui mettent tout sur le dos même s’il semble atteint d’un certain handicap mental couplé d’une certaine timidité.
Tout semble aller dans le meilleur des mondes jusqu’à ce qu’un incendie ravage l’église du village et que l’on se mette à douter de l’innocence de Babine. Ainsi démarre une vaste épopée durant laquelle Babine sera mener à tort et à travers devant la justice céleste : celle de Dieu et des prêtes soumis.
L’histoire est intéressante sans être tout à fait originale. On nage en plein cliché du petit jeune homme idiot qui se fait haïr puis que finalement tout le monde adore. Heureusement, cette trame est sauvée par son univers fantastique. Si au premier abord tout semble très réaliste on fini par nager en pleine fantaisie en compagnie du pêcheur à la mouche (l’insecte, pas le leurre), des plantes horloges, des taureaux géants et du grimoire magique.
On se doit de lever notre chapeau à Luc Picard pour avoir réussi le défi de faire un film fantaisiste crédible avec les moyens du bord. Néanmoins, cela dérange un peu puisqu’on a le sentiment que si cette histoire et cet univers avaient été dans les mains d’un méga studio hollywoodien nous aurions pu tenir un gros blockbuster. On patauge donc en eaux troubles en se disant constamment c’est très bien pour un film québécois mais pour un cinéphile exigeant on se sent un peu floué.
Concernant le jeu des comédiens, on passe du très bon au très moyen. Si l’acteur Vincent-Guillaume Otis s’en sort très bien dans son rôle de Babine lorsqu’il ne parle pas, c’est une toute autre histoire lorsqu’il se met à dialoguer. Chaque phrase n’étant jamais du même niveau que la précédente. On ne sait pas si c’est le rôle qui voulait cela ou si c’est le comédien qui a fait ce choix, mais le jeu m’a déçu sur le long. Du côté de Luc Picard, pas de surprise, toujours excellent et impressionnant considérant qu’il est devant et derrière la caméra. Le duo est bien servi par les comédiens de soutien mais je commence à être un peu agacé de voir toujours les mêmes 20 visages dans le cinéma québécois, il n’aurai manqué que Rémy Girard et Michel Côté pour que la caricature soit totale. Un peu de sang neuf s’il vous plait !
En résumé

3 sofas sur 5
Malgré tout, Babine reste un film à voir. On se laisse facilement bercer par cet univers merveilleux et on s’attache au petit Babine. Ce film ne marquera probablement pas l’histoire du cinéma Québécois, cependant, il ouvre grande la porte pour de futures projets cinématographiques de Fred Pellerin. N’eut été de quelques petits accrochages et de plusieurs longueurs, le film se serait mérité une bien meilleure note.
The Shield – Saison 7
2008 - FX - Shawn Ryan

The Shield Saison 7
The Shield est une série américaine imaginée par Shawn Ryan et qui a été diffusée pour la première fois en 2002 sur le réseau FX. La série met de l’avant Vic Mackey, chef de la brigade de choc (une unité expérimentale), ainsi que ses coéquipiers du poste de police de Farmington: quartier fictif de L.A. La série a conquis son public grâce à son scénario sortant des normes : en proposant des thèmes durs, des images chocs et des policiers pas toujours très légaux.
Boucler la boucle
Il y a maintenant deux ans que j’ai commencé à suivre la série The Shield, j’ai rapidement été accroché par son style assez différent des autres : caméra nerveuse, ambiance très peu politically correct et personnages très complets. Dès les premiers instants de la série on comprenait dans quoi on s’embarquait : nous allions suivre un policier très efficace et qui fait descendre le taux de criminalité mais pour y arriver ce même policier, et son équipe, n’hésite pas à enfreindre les lois et même à agir exactement comme les criminels (traffic de drogue – meurtre – menaces – nommez-les).
Il y a deux aspects qui vous gardent captivés durant cette série : la fameuse question à savoir si on est pour ou contre les agissements de Vic Mackey (est-ce moralement acceptable de faire le mal pour le plus grand bien de tous ?) et si justement il sera puni pour ses gestes (puisqu’il laisse planer des doutes et plusieurs policiers essaient de prouver sa culpabilité mais sans grande réussite).
Autre tour de force, les créateurs ont réussis à apporter assez de nouveauté au cours des saisons pour nous garder à l’écoute jusqu’à la septième et dernière saison qui s’est terminée mardi dernier sur les ondes de FX Network.
Pour éviter de vendre la mèche, je vais tenter de ne pas trop dire d’éléments susceptibles de vous gâcher l’intrigue mais ça risque d’être assez difficile.
Cette septième saison a débuté exactement là où la sixième nous laissait : c’est à dire à la recherche de l’individu ayant attenté à la vie de Lemsky. La tension n’étant pas de savoir qui l’a tué, puisque nous l’avons clairement vu lors de la saison précédente, mais plutôt de savoir si Vic allait le savoir, ce qui semblait évident, mais surtout quand allait-il le savoir ?
Comme s’il n’en avait pas assez dans les bras avec sa petite vengeance contre l’assassin de Lemsky, Mackey se voit forcé d’abandonner son travail de policier : on le met à la retrait forcée , sans pension. Les dirigeants en ont assez de toujours devoir le défendre et décide de le punir pour tous les troubles qui leurs a causé.
La saison se déroulait de façon excellente jusqu’à un fameux épisode, le 9 ème si je ne m’abuse, où un revirement de situation (ou plutôt un moment que l’on voyait venir mais que l’on ne croyait pas possible) vient donner un ton de perfection émotionnelle et scénaristique à la série en lui donnant un élan pour terminer sur un crescendo d’exaltation rivant coup sur coup le spectateur devant l’écran.
Les deux derniers épisodes sont venus par la suite terminer cette fabuleuse série en scellant le destin des principaux personnages tout en laissant la porte entre-ouverte pour l’imagination des téléspectateurs. Si la série a connu des saisons un peu plus fades (la troisième et quatrième par exemple) elle a su regagner ses lettres de noblesse en terminant sur une note parfaite.
En résumé
5 sofas sur 5
Pour toutes ses qualités et pour l’ensemble de son oeuvre, cette série aurait méritée un meilleur sort “populaire”, diffusée sur un réseau peu regardé à l’époque, elle n’aura jamais connu un succès comme les Lost, Grey’s Anatomy ou Heroes. Cependant, c’est cette marginalité qui lui aura permis de garder sa saveur et de sortir des sentiers battus. En ce qui concerne la saison 7, il s’agit de la meilleure saison de la série et me voilà attristé de savoir que je ne pourrai plus suivre les aventures de Mackey, Dutch, Aceveda, Claudette, Shane et cie.
L’expédition
L’expédition – Cowboys Fringants
2008 - La Tribu - 14 chansons
Après la tournée la Grand-Messe les ayant poussé à faire plus de 200 spectacles, les Cowboys Fringants sont entrés en studio pour préparer leur sixième album. Déjà avant la sortie du cd, Jean-François Pauzé, auteur et compositeur de la totalité des pièces de l’Expédition, expliquait que ce disque serait davantage texturé et conceptuel. Cette déclaration avait fait sourcillé plus d’un fan de la vieille époque. Le verdict ?
Le train de la vie
L’Expédition se veut un grand voyage musical, d’ailleurs les premières paroles nous avertisse de ce qui nous attend “Prépare toi petit garçon, elle sera longue l’expédition et même si on revient jamais vivant, il faut marcher droit devant !”. Non pas que l’album soit long et plat, il faut plutôt retenir que nous voyageons dans le royaume musical des Cowboys Fringants. Au fil de notre ballade, nous pouvons comptempler tantot les chansons engagées, tantot les chansons nostalgiques ou sur l’amour. Ce qui relie les chansons entres-elles, c’est ce fil conducteur vers l’espoir.
Pauzé a décidé de parler de thèmes beaucoup plus humains que macro-sociologiques, les textes sont plus subtils sans pour autant manquant d’impact. L’enfance et la dureté de la vie sont omniprésents, cependant contrairement à de précédentes chansons comme Plus rien, l’auteur termine souvent par une lueur d’espoir.
D’un point de vue plus technique, les Cowboys Fringants ont mûris. C’est l’album de la maturité : les textes sont à point et la formation utilise tous leurs talents pour créer des arrangements musicaux complets qui nous mènent parfois dans des ambiances que le groupe n’avait pas exploré auparavant.
Bien sûr, on ne peut s’empêcher de comparer avec ce qu’ils ont fait précédemment. Oui, c’est plus calme. Cependant, certaines chansons ont quand même un rythme élevé comme Monsieur par exemple qui est aussi un excellent coup de pied au derrière pour certains politiciens. Certains aimeront ce changement de ton, d’autres rageront. Néanmoins, je ne peux que conseiller plusieurs écoutes pour apprécier à sa juste valeur cet album.
En résumé
Un excellent album qui se veut une évolution du groupe, un pas vers la bonne direction ? À réfléchir. Quoi qu’il en soit, la sortie de l’album “old school” Sur un air de déjà vu viendra satisfaire les vieux nostalgiques de l’époque broche à foin des Cowboys Fringants. En ce qui concerne L’expédition, il est à conseiller même si nous avons l’impression qu’il s’agit de ce qu’aurait pu être un éventuel album solo de Jean-François Pauzé.
Bienvenue
Bienvenue sur le blogue de Monsieur BIll reçoit… , une page entièrement dédiée aux critiques de produits de divertissement. Que ce soit des films au cinéma ou en dvd, de livres jeunesses ou plus matures, de jeux-vidéos ou de jeux de société, de musique émergente ou d’un cd d’artistes connus, Monsieur Bill les teste pour vous de façon rigoureuse et amusante.
Deux objectifs pour ce blogue : vous faire connaître différents produits de divertissement et vous divertir par le biais des critiques.

